LES COULEURS DE LA TRANSPARENCE

LES COULEURS DE LA TRANSPARENCE

Cette série cherche à rendre visible ce qui circule entre les couches : l’infime vibration des transparences, le souffle du blanc, la mémoire des gestes qui ne se montrent qu’à demi. Ce sont des fragments d’émotion, des éclats de matière, des paysages abstraits où chacun peut projeter sa propre sensation.

La couleur devient une matière vivante, fragile, mouvante, poreuse. Les couches se déposent, se déchirent, se révèlent comme des traces d’un paysage intérieur qui affleure. Le papier est ici travaillé comme une peau : une surface qui retient, absorbe, résiste, puis laisse transparaître ce qui a été effacé, superposé, frotté.

Pigments, fragments de gestes, zones de lumière et éclats d’ombre se mêlent pour créer des accidents lumineux où rien n’est jamais figé.

Ces œuvres sont nées d’un dialogue entre contrôle et abandon, entre structure et imprévisible. Les pièces sont une petite terre en mutation, un espace d’émergence au sein  duquel les couleurs semblent respirer, se heurter ou s’embrasser.

JOURNAL DE LA MATIERE






Journal de la Matière explore la naissance d’un langage visuel brut, libre, traversé par l’énergie du geste et la vulnérabilité du papier. Une série qui écoute la surface, ses failles, ses révélations comme un dialogue entre ce qui a été écrit et ce qui cherche encore à se dire.

La feuille devient un territoire où l’infime se raconte... Les œuvres naissent sur un fragment de texte imprimé, témoin silencieux d’un récit effacé, recouvert, réinventé.

La peinture s’y dépose accidentellement comme une langue nouvelle : éclats, nappes, frottements, zones d’ombre et de lumière. Les couleurs surgissent, se heurtent, s’embrassent. Elles effacent parfois les mots, parfois les révèlent.

La matière avance par couches, par pulsations, laissant apparaître des traces d’histoire, de gestes, de présence. Rien n’est illustré, tout est sensation.

Ces fragments évoquent des pages arrachées d’un carnet impossible où la couleur prend la place des phrases, la matière pense, les nuances deviennent une mémoire possible.